« Personne n’en saura rien »

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« Personne n’en saura rien »

Auteur : Sylvie Granotier

Editeur : Albin Michel

Parution : Octobre 2014

Pages : 245p.

Prix :  7,10€ (poche) 8,49€ (Kindle)

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4ème de couverture :

     Mélusine, Jeanne, Irène… Aucune n’est ressortie vivante de l’arrière de cette camionnette qui sillonnait les côtes françaises. Pourtant, l’assassin n’a jamais été inquiété. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’Isabelle, seize ans et un sang-froid à déstabiliser le pire des monstres.
Elle seule sait ce qui se dissimule derrière ce gros type solitaire, jugé aujourd’hui pour attouchement sur mineure. Lui ne comprend pas pourquoi elle tait la vérité. La victime est-elle bien celle que l’on croit ?
On retrouve dans ce suspense sombre et inquiétant la virtuosité de l’auteur du Passé n’oublie jamais. Histoire d’une vengeance et d’une manipulation, Personne n’en saura rien explore avec une subtilité troublante les rapports de domination et de soumission.

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Mon avis :

     La couverture et la 4ème de couverture m’avaient attirées. Je me suis dit que ce roman serait très prenant en action, suspense, intrique et psychologie.

Ai-je aimé ou détesté ce roman ?

     Dans ce roman nous assistons au procès de Jean Chardin, multirécidiviste de viol sur mineures, face à la seule victime rescapée, Isabelle Delcourt, déterminée et manipulatrice.

     Je suis rentrée difficilement dans l’histoire, trop de flashbacks, trop de longueur et de répétitions. Je me suis perdue au début dû fait du manque de transition entre les chapitres. Nous passons en effet de la plaidoirie aux histoires des victimes.

     Le roman est centré sur le suspect. Une personne qui n’a rien pour plaire. Une personne avec des antécédents familiaux et une famille normale mais qui ne se parle pas. Une famille, de quatre personnes, qui vivent en mi-clos dans un tout petit appartement. La seule ayant une chambre, la sœur. Les trois autres vivaient dans la pièce principal. Leur intimité se résumait à tirer le rideau. La vie sexuel du suspect est imaginée uniquement par la vision des films pornographiques. Aucune écoute ne se reflète dans cette famille. Quand le premier épisode d’attouchement touche la famille, le sujet est éludé. Il fera deux ans de prison et décidera qu’il ne fera plus d’écart de conduite.

     Une fois seul chez-lui, à 27 ans, il essaye de se débrouiller grâce à son travail et ses différents coup de main de maçonnerie dans la famille ou chez des amis. Il s’achète une camionnette, qu’il va bichonner, pour être libre d’aller et venir sur la plage, mais ses pulsions vers les jeunes filles dénudées en vélo reprennent le dessus. Il passera à l’acte et dissimulera les cadavres sauf celui d’Isabelle qu’il épargnera mais pourquoi?. Comme Jean est une personne, costaud et obèse, personne ne se méfiera de ce mollasson à l’apparence bienveillante.

     Suspense sombre, j’en doute car nous savons que Jean Chardin est le meurtrier.

« l’homme ruisselle comme si la graisse qui l’enrobe fondait sous l’effet de la chaleur. Il ne descend pas les vitres de sa camionnette pour autant. Sa tête est vide. Il met cela sur le compte de son immense patience qui aplatit son cerveau en une mer étale. Il sait que le moment vient immanquablement où la fille décide de rentrer seule, sur son vélo, par des chemins de traverse, c’est alors qu’il intervient. Oui. Une simple affaire de patience. »

     Un côté psychologique, pourrait être envisagé même si j’ai trouvé que les circonstances de ces pulsions étaient floues. On peut supposer que son enfance rentre en ligne de compte mais nous n’en connaissons pas plus.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé là-bas mais il s’est passé quelque chose, c’est sûr, après, Jean n’était plus pareil »

     J’aurai préféré plus de détails, plus de ressentis des victimes, pas simplement celui du pervers.

     En refermant ce roman, je reste sur ma fin et mitigée par ma lecture. 

 

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