[J’ai lu] « 𝓛𝓪 𝓯𝓮𝓶𝓶𝓮 𝓺𝓾𝓲 𝓷𝓮 𝓿𝓲𝓮𝓲𝓵𝓵𝓲𝓼𝓼𝓪𝓲𝓽 𝓹𝓪𝓼 » de Grégoire Delacourt

#aviscontemporain
Capture d’écran (10)La couverture et le titre m’ont tout de suite attirés. Dans l’attitude de cette femme, j’ai ressenti de la tristesse et du désarroi. Des éléments qui sont tellement bien transcris dans les mots de ce roman. Je m’attendais parfaitement à une histoire de cet ordre sur la jeunesse, le vieillissement et le regard sur la plastie.

Qui n’a pas rêvé de ne jamais vieillir et de garder sa peau de jeune fille ? Ce roman parle de la jeunesse éternelle qui est plus un fardeau qu’une joie pour Martine/Betty. Grégoire Delacourt a réussi à percevoir l’esprit, le corps et le mal-être de cette femme qui ne vieillit pas comme elle l’aurait espéré. La perception du corps de la femme vue et écrit par un homme, j’en reste sous le charme.

J’observais ces femmes à la peau usée de soleil, flétrie, couleur caramel, texture de cigare, brillance de chocolat, et d’autres, la peau du visage tendue comme celle d’un tambour, tous ces corps perdus dans l’illusion que la jeunesse est la seule beauté possible, que le charme s’évapore avec le temps. André m’a souri, malicieux ; il m’a fait promettre de n’être jamais comme elles, en échange il m’a promis de toujours me désirer comme j’étais, comme je deviendrais en vieillissant (…)

Après le décès de sa mère Betty a arrêté de vieillir physiquement. Ses amis, ses amours, sa famille l’envient et ne trouvent pas ce phénomène normal. Ils la jalousent, la rejettent aussi. Car pour eux et pour beaucoup d’entre nous, la vie doit être marquée par l’âge, les rides, les cheveux blancs … ce qui n’est pas toujours le cas et je sais de quoi je parle. Je n’ai pas le même age que Betty mais mon physique n’a pas changé depuis mes 25 ans. Betty son physique n’a pas changé depuis ses 30 ans. Ses organes vieillissent mais elle souffre vis à vis du regard de son mari qui la quittera, de son fils qui la fera passer pour une cousine, de sa meilleure amie qui passera sous le bistouri et de l’administration qui ne la croit pas.

Ce roman est juste la vie non rêvée de toute femme même si certaines personnes en joueraient de paraitre jeune dans un corps vieillissant. L’auteur m’a embarqué et m’a ému dans ses mots. Une tristesse, du désarroi et de l’espoir tout au long de la vie de Betty qui nous est racontée de ses un an à ses trente ans et plus. Un roman sans chapitre qui est accentué sur les décennies de Betty et son acceptation petit à petit de la vie et de son âge.

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Une plume poétique et dure mais pleine de vérité quand on le vit. Cette vie est une vie de multitudes explications et justifications sur l’apparence. Un auteur que je lirai avec un grand plaisir, tellement j’ai eu d’émotions lors de cette lecture.

Une magnifique histoire sur la vie qui passe. Une plume poétique que j’ai aimé découvrir.
Note : ♥♥♥♥♥

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La femme qui ne vieillissait pasAuteur : Grégoire Delacourt
Parution : Février 2018 • Éditeur : JC Lattès
Genre : Contemporain • Pages : 245
Prix : 7,49 € (Amazon)
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Ce qui est arrivé à Betty est le rêve de toutes les femmes.
Et pourtant.

 

À bientôt pour une nouvelle chronique.cropped-screenshot_20180618-145515554939271.jpg

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